Synthèse : prévention des chutes de plain-pied au travail
- Statistiques nationales (CNAM / INRS) : Les chutes de plain-pied (glissades, faux pas, trébuchements sur un même niveau) représentent la 2e cause d’accidents du travail avec arrêt en France, soit environ 13 % à 15 % des sinistres professionnels.
- Obligation légale de l’employeur : L’évaluation des risques et les mesures de prévention doivent figurer obligatoirement dans le DUERP (Document Unique), en vertu des articles L4121-1 et R4224-3 du Code du travail.
- Mesures techniques clés : Pose de revêtements de sol antidérapants (norme R10/R11), éclairage conforme des zones de circulation (120 lux minimum), balisage des dénivelés et élimination des câbles volants.
Souvent banalisées par rapport aux chutes de hauteur, les chutes de plain-pied constituent pourtant l’un des risques professionnels les plus fréquents et coûteux en milieu professionnel. Leurs répercussions physiques peuvent aller de l’entorse bénigne à la fracture grave ou aux lésions rachidiennes invalidantes.
Les causes majeures des chutes de plain-pied en entreprise
L’Institut National de Recherche et de Sécurité (INRS) classe les facteurs déclenchants en plusieurs catégories interconnectées :
- L’état et la nature des sols : Présence de corps gras, flaques d’eau, produits de nettoyage non séchés, carrelages lisses, tapis non fixés ou revêtements détériorés.
- L’encombrement des voies de circulation : Cartons, palettes, câbles électriques ou matériels entreposés dans les allées de passage ou les couloirs.
- L’éclairage et la visibilité : Zones d’ombre, éclairage défaillant dans les escaliers ou transport de charges volumineuses masquant la vue au sol.
- Les facteurs humains et organisationnels : Précipitation, port de chaussures inadaptées, usage du téléphone portable lors des déplacements à pied.
Tableau des mesures de prévention prioritaires
| Domaine d’action | Mesures concrètes à déployer | Objectif de sécurité |
|---|---|---|
| Aménagement des locaux | Revêtements antidérapants, nez de marche contrastés et éclairage adapté | Sécuriser les flux physiques |
| Organisation du travail | Dégagement permanent des voies, protocoles de nettoyage en heures creuses | Supprimer les obstacles au sol |
| Équipements (EPI) | Fourniture de chaussures de sécurité normées antidérapantes (SRC / ISO 20345) | Garantir l’adhérence des salariés |
Pour en savoir plus sur la prise en charge des traumatismes dorsaux et l’inaptitude, consultez notre guide médical et juridique sur la discopathie L5-S1 et reconnaissance d’invalidité ainsi que les règles relatives à l’arrêt de travail.
Foire aux questions : chutes de plain-pied
Une chute de plain-pied est-elle systématiquement un accident du travail ?
Oui, dès lors qu’elle survient sur le lieu de travail et pendant les heures d’activité professionnelle, ou lors du trajet direct domicile-travail (accident de trajet), entraînant une lésion corporelle soudaine.
Quelle est la responsabilité juridique de l’employeur ?
L’employeur est tenu à une obligation de sécurité et de résultat. En cas de manquement avéré aux règles élémentaires d’entretien ou d’éclairage des sols, sa faute inexcusable peut être retenue devant le Pôle social du Tribunal Judiciaire.
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