Deux personnes regardant un Ticket Restaurant dans un magasin.

Tickets restaurants : cette annonce du gouvernement va soulager les consomateurs

Utilisation des tickets restaurants : ce qui change après l’annonce du 17 juin

Le mardi 17 juin, la ministre déléguée au Commerce et aux PME a confirmé une décision très attendue : la prolongation de l’utilisation des titres-restaurant pour faire des courses en supermarché. Face à l’inflation persistante et aux tensions sur le pouvoir d’achat, cette mesure vise à faciliter l’accès à l’alimentation pour les salariés bénéficiaires de tickets restaurants.

Les titres-restaurant resteront valables pour les courses en supermarché

Initialement réservés à la consommation au restaurant, les titres-restaurant ont vu leur champ d’utilisation élargi pendant la crise sanitaire. Depuis, ils peuvent aussi servir à acheter des produits alimentaires en grande surface, comme des pâtes, du riz, des œufs ou encore des légumes. Cette extension, qui devait prendre fin, vient d’être confirmée et pérennisée dans certains cas.

L’annonce du mardi 17 juin a officialisé que l’utilisation des tickets restaurants au restaurant et supermarché restera autorisée au moins jusqu’à fin 2024. L’objectif est d’offrir une marge de manœuvre suffisante aux salariés qui dépendent de cette aide pour leurs besoins quotidiens. Les enseignes de distribution et les restaurateurs restent encadrés par des règles précisant les achats éligibles.

Quels produits peuvent être achetés avec les titres-restaurant ?

Les achats éligibles concernent uniquement les produits alimentaires directement consommables ou servant à préparer un repas. Cela inclut les fruits et légumes, plats préparés, sandwiches, conserves, produits laitiers… En revanche, les produits non alimentaires (bouteilles d’eau, produits ménagers, hygiène, parfumerie) restent exclus du dispositif.

Cette précision permet d’éviter les abus tout en maintenant un réel soutien au pouvoir d’achat. Pour de nombreux salariés, effectuer leurs courses alimentaires au supermarché reste la manière la plus efficace de consommer leurs titres-restaurant, notamment lorsqu’ils travaillent en horaires décalés ou en télétravail.

Vers une dématérialisation totale des titres au 1er janvier 2027

Un autre point clé de l’intervention du gouvernement concerne l’évolution du format des titres-restaurant. La disparition progressive du format papier a été confirmée. À partir du 1er janvier 2027, tous les titres devront être dématérialisés. Cela signifie qu’ils ne seront plus émis sous forme de carnet papier, mais uniquement via des cartes ou des applications mobiles.

Ce changement vise à simplifier les usages et à réduire les fraudes. Certaines entreprises, comme celles du secteur de la grande distribution ou de la restauration, ont déjà basculé vers la carte ticket restaurant. Les salariés peuvent l’utiliser comme une carte bancaire, avec un code PIN et une application pour consulter leur solde.

Cette évolution aura également un impact sur les acteurs intermédiaires, comme les éditeurs de solutions numériques et les plateformes de gestion de titres. Elle offre de nouvelles opportunités de développement pour des fonctions comme hôtesse d’accueil, souvent mobilisée dans les restaurants d’entreprise pour orienter les utilisateurs vers ces systèmes.

Impact sur les professionnels de la chaîne logistique

La généralisation du paiement dématérialisé et la prolongation des conditions d’utilisation en supermarché impactent aussi toute la chaîne logistique. Dans les entrepôts des enseignes alimentaires, les préparateurs de commandes doivent adapter la gestion des stocks aux profils de consommation favorisés par les titres-restaurants.

Une hausse des ventes de produits de base éligibles à ce titre entraîne un réajustement des volumes livrés, des rythmes de stockage et de réassort. De la même manière, dans les sites de fabrication alimentaire, la montée en puissance des achats via les titres influence l’activité des agents de production qui préparent les produits destinés à la grande distribution.

Une mesure bien accueillie par les consommateurs et les salariés

L’annonce du 17 juin a été saluée par les associations de consommateurs et les syndicats. Elle répond à une réalité économique où de nombreux ménages ont besoin d’options de paiement alternatives pour leurs achats du quotidien. En autorisant l’utilisation des titres-restaurant en supermarché, le gouvernement ménage à la fois les besoins des salariés et les intérêts des commerces locaux.

Le maintien de cette souplesse d’utilisation et la transition vers le numérique préparent une nouvelle phase dans la gestion sociale et professionnelle des repas. Pour les entreprises, il est essentiel d’anticiper ces changements afin de continuer à offrir un avantage attractif à leurs collaborateurs.

Emmeline Madier
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